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fcouchesLectorat,
Tu devais commencer à croire que j’avais abandonné ce blogue. Un petit peu, je l’admets. D’autres projets se dessinent un peu partout et pour tenir un blogue de lecture, encore faut-il avoir le temps de lire, ce qui me manquait cruellement.
Entre deux séances de correction et un congrès, j’ai tout de même lu Les fausses couches de Steph Rivard. Apparemment, je ne suis pas la seule puisque ce premier roman s’est rendu jusqu’à la sélection du prix des libraires 2014.
Avec raison.
Le jeune Will, 12 ans raconte sa vie de famille avec une voix qui, dès les premières pages, se révèle être bien rythmée et poétique. Une voix qui n’a pas été sans me faire penser à des échos de L’avalée des avalés de Ducharme ou de La petite et le vieux de Lavoie.
L’histoire de cette famille dans ses extrêmes de vie, de mort, de folie et d’amour passe en claquant des doigts. Par les yeux d’un enfant. C’est ce qui m’a le plus frappé en lisant ce roman un peu partout, dans le métro, sur mon divan rouge, dans l’autobus et dans mon bain. Steph Rivard a su transmettre à son premier roman ce regard d’enfant et cette façon de raconter des histoires, de les nuancer pour se protéger et de vivre toute une farandole d’émotions avec brio et un naturel désarmant.
Il y a dans ses personnages un peu de chacun de nous, de chacune de nos histoires de famille et de ses secrets qu’on ne dira pas à personne mais que tout le monde sait. Rivard dévoile des araignées au plafond et les drames qu’elles engendrent sans faire de coup d’éclats, mais en y donnant assez de force pour faire battre notre cœur de lecteur lorsqu’il franchit la ligne entre le réel et l’imaginaire.
Est-ce une autofiction ? Est-ce un récit inventé de toutes pièces ? Ce n’est pas très important, lectorat avide de détails. Ce qui compte, c’est que c’est une excellente histoire. Et je ne suis pas la seule à l’écrire.
Lectorat, gâte-toi pour Noël et va chercher ce petit premier de Steph Rivard. Ton seul regret, tout comme le mien, sera qu’on l’aurait aimé plus long, ce roman, pour qu’il dure plus longtemps.

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