Bonjour lectorat !

en cette veille de prétendue tempête de neige, je me suis dit que c’était le moment que je te parle de Rita. J’ai pris le métro avec le personnage du dernier Maxime-Olivier Moutier. Comme plusieurs autres Montréalais ces derniers temps, je reste souvent prisonnière du métro pour causes diverses et je dois dire que ce jour-là, j’étais plutôt contente que mon trajet se prolonge, car j’ai eu le temps de tout grignoter Rita tout court.

Rita-Tout-Court
Est-ce une pièce de théâtre ? Un monologue ? Une nouvelle ? Un petit roman ?
Je dirais plutôt que Rita tout court est un fragment d’univers. Celui d’une femme à l’ordinaire ponctué de malheurs, d’une femme avec une langue tellement vraie qu’elle en devient poète à sa manière. Moutier nous ouvre les portes d’un petit appartement où le plancher est souvent lavé et où les dessins viennent mettre un peu de couleur au-delà de la tristesse de cette mère qui ne peut plus vraiment en être une, de cette femme malade ? Mais l’est-elle tant que ça? Le Montréal de Rita n’est pas particulièrement gai. Mais il arrive que ce soit le mien aussi.

Plusieurs actrices ont prêté leur voix à Rita lors du lancement de l’oeuvre à la vivante librairie Raffin de la Plaza St-Hubert : Marie-Charlotte AUBIN, Valérie BLAIS, Denise LAMONTAGNE, Eve LANDRY et Pascale TREMBLAY. Toutes ces Ritas avaient l’air aussi vraies les unes que les autres, malgré leur différence. Ce qui me fait dire que Maxime Olivier Moutier a réussi, en quelques pages, à créer un personnage auquel s’identifier et prêter voix est d’une accessibilité et d’une sensibilité déconcertante.

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